Environnement 2013

Supplément thématique annuel du journal Constructo centré sur les enjeux que pose l'environnement dans l'industrie de la construction, notamment à l'égard des pratiques touchant la récupération et le recyclage des débris de construction et de démolition ainsi que de la réhabilitation des sites.

 

Favoriser la déconstruction

Le bien-fondé de la récupération de produits et de matériaux de construction, de rénovation et de démolition en vue de leur recyclage n’est plus à démontrer. Non seulement ces matières résiduelles sont-elles ainsi détournées de l’enfouissement, mais trouvent-elles aussi une seconde vie. D’où la nécessité de maintenir les efforts déployés en ce sens depuis la fin des années 90 au Québec, sinon de les accentuer.

Il reste que c’est la filière du réemploi qui demeure la plus écologique. Parce que la réutilisation des produits et matériaux dans l’application d’origine n’exige aucune transformation, donc ni de dépense énergétique ni d’émissions de gaz à effet de serre.

Mais c’est aussi la filière qui met le plus de temps à se développer, la pratique du réemploi demeurant encore toutefois très marginale dans le milieu du bâtiment ICI en sol québécois. Même qu’elle est encore aujourd’hui plus souvent qu’autrement l’affaire de professionnels ou d’entrepreneurs qui ont à coeur d’éviter le gaspillage des ressources.

L’intérêt mitigé pour le réemploi s’explique de plusieurs façons : des propriétaires qui ne veulent pas de matériaux usagés dans leurs bâtiments neufs, des architectes qui ne veulent pas sortir de leur zone de confort pour en trouver et en spécifier ou qui n’en voient pas l’utilité, etc. Seulement, encore faudrait-il que de telles composantes de seconde main soient au rendez-vous lorsque l’on veut y recourir.

Et c’est pourquoi il est nécessaire de démanteler des bâtiments de sorte que les éléments qui les composent puissent être réutilisés, et non pas être seulement bons pour le conteneur après avoir été frappés par le pic des démolisseurs. Des projets ont d’ailleurs fait la preuve, encore récemment, que la déconstruction pouvait être menée avec succès. Comme ceux de l’immeuble du 11401, boulevard Pie-IX, à Montréal, ou celui de la Gare maritime Champlain, à Québec, pour ne citer que ces exemples.

Il est donc à souhaiter que de plus en plus de propriétaires immobiliers se tourneront vers la déconstruction à plus ou moins brève échéance. Histoire de favoriser à la fois la disposition écologique de bâtiments en fin de vie et le réemploi de produits et de matériaux de construction en bon état. L’enjeu en vaut certainement la chandelle.

Anik Girard
Directrice générale et éditrice

SOMMAIRE

Ouvrir des marchés pour les résidus CRD

Donner une seconde vie à de vieux radiateurs

Valoriser l’énergie des matières résiduelles

Gérer les eaux pluviales autrement

Affiner la décontamination des sols

Faciliter la récupération en milieu urbain

Édition : Octobre 2013
Directrice générale et éditrice : Anik Girard
Rédaction : Rénald Fortier, Marie Gagon et Marie-Ève Sirois
Correctrice : Monique Lalonde
Conception graphique et responsable de la production : René-Claude Senécal
Photographe : Denis Bernier

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